Le passé précolonial du Bengale est étroitement lié à l’émergence, la croissance et le déclin de Murshidabad. Il a régit toutes les procédures de l’Inde orientale du 18e siècle et fournit la plateforme pour l’installation des colons et devint donc une puissance impériale en 1857. Il est tout à fait évident qu’une telle étape socio-politique possède un énorme potentiel pour attirer tout visiteur grâce à sa myriade et son paysage culturel. Un siège de pouvoir d’une telle ampleur génère beaucoup de richesse, de créativité et d’activité. Par exemple le revenu annuel du Bengale payé à l’empéreur moghol s’élève à un crore sicca Taka – qui était une somme incroyable au début du dix-septième siècle. Dans une stratégie incroyable, Murshidkuli Khan déplaça le siège administratif du Bengale sur les rives de Bhagirathi – la principale force vitale de l’Inde du nord et pratiquement au centre de la province en 1701.

Un choix principal de stratégie déclencha une série de futurs évènements. Ressentant le potentiel d’opportunité financière mise en valeur, la communauté commerciale de la ville de « Nagore », dans l’état de Rajput, migra au Bengale. Elle s’installa dans les zones de Mahimapur Jyaganj et Azimganj, et se faisait appelée la « communauté Shaherwali ». Au fil des années, elle accumula de nombreuses richesses et devint un facteur important de gouvernance de l’économie du Bengale. L’empereur moghol reconnut leur importance et leur attribua le titre de « Jagat Seth » (cassier du monde). Le jaïnisme se répandit rapidement en même temps que la prospérité de la communauté dans les localités d’Azimganj, Jiyaganj et Katgola. Alors que Murshidabad fut bâti selon les traditions musulmanes, les philosophies hindoues régissait le développement d’Azimganj, Jiyaganj. En effet, des quatre importants Tirths jains du Bengale, trois se trouvent à Azimganj- Sree Chintamoni Parswanath Bhagwan, Jiyaganj- Shree Sambhavnath Bhagwa, Katgola- Sree Adinath Bhagwan. De grands havelis, des manoirs, des palais et des jardins sont négligés et érodés. Ils dressent aujourd’hui une certaine histoire et un enthousiasme culturel pendant une visite d’une journée.

Pendant ce temps, son énorme potentiel culturel touristique et de pèlerinage restent inexploité. Ses vieux liens de commerce et ses réseaux sont au point mort pour de potentiels sponsors. Le circuit Murshidabad-Jiyaganj-Azimganj est juste en attente l’initiative approprié et du support public pour sa revitalisation. Le tourisme culturel semble être le déclencheur adéquat d’une telle initiative. Une initiative touristique n’est durable que si elle engrange le support de la communauté locale. Les initiatives communautaires sont efficaces lorsqu’elles dépendent d’elles et possèdent un profond attachement à la zone.

Heureusement, la communauté Shaherwali possède un très fort réseau social lié à la religion commune, le jaïnisme. Elle est très fière de son héritage et règne sur une grande parcelle de terrain, d’immeubles patrimoniaux, d’artefacts et est très engagée pour sa restauration. Étant principalement une communauté de commerçants, elle valorise leurs avoirs et comprend le besoin de leur préservation. Elle valorise tout type d’assistance et a également compris que leurs efforts individuels ne peuvent pas être durables, à moins d’obtenir un support public.