L’affleurement rocheux sur la colline de Dhauli, sur la rive de la rivière Daya, se situe un peu à l’écart de la route principale, à 8 km au sud de Bhudaneswar. C’est le site d’un ensemble de lois rupestres laissées par l’empereur indien Ashoka, en 260 environ avant notre ère.

Les lois, composées de deux lois spéciales trouvées nulle part ailleurs, sont essentiellement des injonctions publiques aux administrateurs impériaux locaux, leur exhortant à diriger les hommes avec douceur et justice : « …voici les instructions que je vous donne. Vous êtes responsables de plusieurs milliers d’hommes. Vous devez gagner l’affection de ces derniers. Tous les hommes sont mes enfants et comme pour mes enfants je souhaite qu’ils reçoivent du bien-être et du bonheur dans ce monde comme dans le prochain… ». L’éléphant qui sort de la roche au-dessus de l’inscription était probablement supposé attirer l’attention sur les lois et servir de symbole. Les éléphants sont très souvent associés à Bouddha, soit comme l’incarnation présumée de ce dernier dans une vie antérieure soit comme le symbole sacré du bouddhisme.

La sérénité de cet endroit et l’héritage du bouddhisme motivèrent le Kalinga Nippon Buddha Sangha, sous l’égide de Guruji Fujii, président fondateur du Nipponzan Myohoji du Japon à établir une pagode de paix ou stupa Shanti à Dhauli en plus de la construction du monastère appelé Saddharma Vihar, au début des années 1870. En plus de ces lois, de la pagode et du monastère bouddhiste moderne, Dhauli offre aux visiteurs de petites grottes rupestres, des temples hindous du début du moyen-âge et un temple rénové de Shiva appelé Dhavalesvara, au sommet de la colline, s’ajoutant au charme de la ville.